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cerrar este libroMoustiquaires imprégnées d'insecticide - Manuel à l'intention des responsables de programmes nationaux de lutte antipaludique (OMS; 2003; 114 pages) [EN]
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abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre I: Introduction
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre II: Evaluation
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre III: Planification, surveillance et évaluation
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre IV: Approvisionnement et achat
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre V: Financement et distribution
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre VI: Promotion
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Préface

Il ne peut y avoir aucun doute quant à l'efficacité des moustiquaires inprégnées d'insecticide (MII). Les résultats des études achevées en 2000 et 2001 confirment et complètent ceux des grandes études effectuées dans les années 90 afin d'évaluer les effets de ces MII. Avec la généralisation de l'utilisation des MII, on peut tabler sur une baisse d'environ 20% la mortalité infantile toutes causes confondues dans les régions d'endémie du paludisme. Les MII n'ont donc rien à envier à la vaccination contre les maladies infantiles communes et à la réhydratation par voie orale en tant qu'intervention révolutionnaire permettant d'améliorer de façon spectaculaire la santé infantile et de contribuer au développement général.

Toutefois, contrairement à la vaccination infantile - pour laquelle même les pays les plus pauvres sont en mesure de faire état de taux de couverture d'au moins 70% sur la durée, malgré les difficultés suscitées par la nécessité de disposer d'une chaîne du froid et d'un personnel spécialement entraîné à la pratique des injections -, il y a très peu de pays dans lesquels plus de 20% des enfants exposés au risque de paludisme dorment sous des MII. La couverture des moustiquaires augmente, mais si l'on veut atteindre le but ambitieux que s'était fixé le Sommet d'Abuja en 2000, qui est d'obtenir que 60% des populations à risque dorment sous des MII d'ici 2005, des efforts considérables devront être consentis pour accélérer l'introduction et l'utilisation de ces dernières.

Ce manuel essaie de rassembler une bonne partie des données disponibles, tirées de l'expérience gagnée ces 15 dernières années, et qui sont nécessaires pour mettre en place, étendre et surveiller les programmes MII. On espère qu'il servira de guide et de référence aux administrateurs de programme dans les pays, à l'échelon national et sous-national, et d'ouvrage de référence à ceux qui, dans les organisations de la société civile et dans le secteur privé, vont jouer un rôle décisif pour parvenir à des taux de couverture élevés avec ces moustiquaires imprégnées.

Actuellement, plusieurs facteurs pourraient permettre d'accroître sensiblement l'utilisation effective des moustiquaires imprégnées dans les pays d'endémie du paludisme. Premièrement du fait que la demande de moustiquaires et d'insecticides progresse, les prix diminuent. Alors qu'il y a cinq ans il était difficile de trouver une moustiquaire pour moins de l'équivalent de US$ 10 où que ce soit, aujourd'hui dans beaucoup de pays d'endémie du paludisme, les familles peuvent désormais les acheter pour US$ 5, voire pour US$ 3 dans certains pays. Cette réduction de prix est imputable d'une part à une augmentation de la demande et de la concurrence, et de l'autre au succès des efforts mondiaux visant à supprimer les taxes et droits de douane sur les moustiquaires, le tulle et les insecticides. Avec une durée d'utilisation de cinq ans, une MII devient ainsi un investissement pour la santé d'un bon rapport coût/efficacité, quel que soit l'acheteur.

Deuxièmement, les données publiées et examinées par un comité d'experts à la fin 2001 confirment qu'il existe désormais une technologie permettant de produire une moustiquaire imprégnée d'insecticide en cours de fabrication et qui conserve ses propriétés répulsives contre les moustiques pendant au moins quatre ans.

La nécessité de retraiter périodiquement les moustiquaires conventionnelles en les trempant dans de l'insecticide constitue, de l'avis général, un obstacle majeur à la mise en œuvre de programmes efficaces et durables.

Troisièmement, le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme a été lancé. Il devrait aider les pays qui en ont le plus besoin à mettre en œuvre des plans efficaces pour combattre ces maladies et il est très probable que des propositions visant à accroître l'utilisation des MII dans des pays où le paludisme est l'une des principales causes de mortalité infantile seront bien reçues par ce Fonds. Les administrateurs du Fonds rechercheront probablement des signes de synergie dans les efforts visant à s'attaquer à ces trois maladies, de sorte que les planificateurs des programmes de lutte antipaludique seraient bien inspirés d'aller voir leurs homologues travaillant sur le SIDA et la tuberculose, afin de discuter de la façon dont les efforts visant à distribuer les MII et à promouvoir leur utilisation pourraient être reliés à ceux visant à promouvoir et à distribuer les préservatifs, ou à des stratégies telle la stratégie DOTS pour la tuberculose.

L'initiative Faire reculer le paludisme sollicite sincèrement de la part des lecteurs et des utilisateurs de ce manuel des informations en retour, qui serviront à planifier ses futures éditions.

David Alnwick
Faire reculer le paludisme
Siège de l'OMS à Genève
Décembre 2002
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