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cerrar este libroMoustiquaires imprégnées d'insecticide - Manuel à l'intention des responsables de programmes nationaux de lutte antipaludique (OMS; 2003; 114 pages) [EN]
Ver el documentoListe des abréviations
Ver el documentoPréface
Ver el documentoRemerciements
cerrar esta carpetaChapitre I: Introduction
cerrar esta carpeta1.1 Expériences de mise en œuvre
Ver el documento1.1.1 Moustiquaires avant les MII
Ver el documento1.1.2 Efficacité et efficience
Ver el documento1.1.3 Premiers projets de MII
Ver el documento1.1.4 Des projets aux programmes
abrir esta carpeta y ver su contenido1.2 Elaboration de stratégies nationales relatives aux MII
abrir esta carpeta y ver su contenido1.3 Interventions relatives aux MII: approches possibles
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre II: Evaluation
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre III: Planification, surveillance et évaluation
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre IV: Approvisionnement et achat
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre V: Financement et distribution
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre VI: Promotion
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre VII: Marketing social
Ver el documentoCouverture arrière
 

1.1.4 Des projets aux programmes

Le partenariat mondial "Faire Reculer le Paludisme", créé en 1998, a clairement fait ressortir le besoin de passer des projets à échelle limitée à de vastes programmes pouvant parvenir à une couverture nationale par les MII. En Afrique, on estime qu'il y a 500 millions de personnes exposées au risque de paludisme et qu'il faudrait quelque 250 millions de moustiquaires pour les protéger; si on estime qu'une moustiquaire a une durée de vie moyenne de 5 ans, il faudrait procurer 50 millions de moustiquaires par an pour maintenir cette couverture générale.

La difficulté de l'extension de l'utilisation des MII consiste à trouver la façon la plus appropriée de couvrir les frais de cette augmentation de la couverture, tout en garantissant une protection aux plus pauvres et aux plus vulnérables (voir section 1.3), mais sans compromettre la croissance du marché commercial des moustiquaires (voir section 1.2.2).

Le coût est un facteur limitant important de cette extension. En Afrique, la plupart des pays d'endémie ne dépensent que US$ 4 par habitant et par an pour la santé, soit le prix moyen d'une moustiquaire non traitée dans les pays où elles sont largement disponibles. Il faudrait environ 200 millions de US$ par an pour fournir les 50 millions de moustiquaires nécessaires et 25 millions de plus pour les traiter par les insecticides, ce qui peut paraître trop coûteux pour les donateurs (ou les pouvoirs publics) ou les seuls utilisateurs.

Mais plusieurs approches peuvent être envisagées pour partager les coûts:

Le donateur et l'utilisateur participent à l'achat de chaque MII. Subventionner, même partiellement, les MII est facile a mettre en place. Mais, cette méthode favorise ceux qui ont les moyens de s'offrir une moustiquaire et risque d'exclure davantage encore les plus démunis.

Les donateurs paient entièrement certaines MII et les utilisateurs en paient entièrement d'autres. Le ciblage des subventions est alors moins facile à mettre en œuvre; il doit être strictement contrôlé pour éviter le "coulage" vers les populations non ciblées et le développement d'un marché illégal des moustiquaires distribuées gratuitement.

Les donateurs participent à l'achat de MII pour certains groupes cibles. La segmentation du marché est une méthode employée dans de nombreux programmes de marketing social, les moustiquaires de prix différents sont alors ciblées vers des groupes socio-économiques identifiés. On utilise le système des marques pour promouvoir les moustiquaires coûteuses au niveau des classes les plus aisées et les bénéfices ainsi réalisés sont employés pour subventionner les moustiquaires moins coûteuses destinées aux groupes plus pauvres.

Les utilisateurs paient les moustiquaires et les donateurs les insecticides, ou vice versa. C'est l'approche adoptée en Chine, en Gambie et au Viet Nam. La population est responsable de l'achat des moustiquaires et le secteur public subventionne leur retraitement. Cette solution est facile à mettre en œuvre, mais les plus pauvres risquent de ne pas pouvoir se procurer une moustiquaire.

On trouvera au Chapitre V davantage d'informations sur les questions relatives au mode de financement et de fixation des prix.

Ainsi qu'il l'a été précédemment noté, l'expérience de l'extension des moustiquaires imprégnées est encore limitée, et une couverture nationale n'a été réalisée que dans quelques pays, la plupart d'Asie.

Etant donné l'augmentation des programmes visant à étendre l'utilisation des moustiquaires imprégnées, il est important de bien connaître les expériences faites, et en particulier, de recenser les difficultés rencontrées et les stratégies efficaces qui ont permis de les surmonter.

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