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cerrar este libroMoustiquaires imprégnées d'insecticide - Manuel à l'intention des responsables de programmes nationaux de lutte antipaludique (OMS; 2003; 114 pages) [EN]
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abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre I: Introduction
cerrar esta carpetaChapitre II: Evaluation
abrir esta carpeta y ver su contenido2.1 Facteurs institutionnels et politiques
cerrar esta carpeta2.2 Epidémiologie du paludisme et facteurs démographiques
Ver el documento2.2.1 Epidémiologie du paludisme
Ver el documento2.2.2 Espèces et biologie des vecteurs
Ver el documento2.2.3 Données démographiques
Ver el documento2.2.4 Groupes vulnérables
abrir esta carpeta y ver su contenido2.3 Moustiquaires et insecticides
abrir esta carpeta y ver su contenido2.4 Facteurs liés aux connaissances et aux attitudes
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre III: Planification, surveillance et évaluation
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre IV: Approvisionnement et achat
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre V: Financement et distribution
abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre VI: Promotion
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2.2.4 Groupes vulnérables

Le risque d'infestation palustre dépend de la probabilité d'être piqué par un anophèle infesté, qui lui-même dépend du niveau de transmission et d'exposition. Le risque d'infestation conduisant à un paludisme grave dépend de l'état immunitaire du sujet et de l'accès aux soins. Parmi les populations à risque, certains groupes sont particulièrement exposés à l'infestation, comme les pauvres, les réfugiés et les personnes déplacées - ou au paludisme grave comme les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.

Tableau 2.1 Caractéristiques des Anophèles vecteurs de paludisme en Afrique sud-saharienne et en Asie du sud-est.

Espèces d'Anophèles

Lieu de piqûre

Période où ils piquent

Gîte de repos

Hôte préféré

MII appropriées

Gîtes larvaires

An. gambiae

A l'intérieur des maisons

Principalement la nuit

Principalement à l'intérieur des maisons

Surtout l'homme

+++

Flaques temporaires ensoleillées, rizières

An. arabiensis

A l'intérieur et à l'extérieur

Principalement tard la nuit

A l'intérieur et à l'extérieur

Homme et animal

+

Flaques temporaires, rizières

An. melas

A l'intérieur et à l'extérieur

Principalement tard la nuit

A l'intérieur et à l'extérieur

Homme et animal

+

Lagons d'eau salée, mangrove

An. merus

A l'intérieur et à l'extérieur

Principalement tard le soir

A l'intérieur et à l'extérieur

Surtout les animaux

+/-

Lagons d'eau salée, mangrove

An. funestus

A l'intérieur

Principalement tard le soir

A l'intérieur

Surtout l'homme

+++

Eaux semi-permanentes et permanentes avec végétation dressée, marais, cours d'eau lents, bordures de fossés

An. dirus

A l'intérieur et à l'extérieur

Principalement tard la nuit

Principalement à l'extérieur

Surtout l'homme

+/-

Petites mares ombragée dans les forêts et les plantations, empreintes de pas, cours d'eau, ornières, creux des rochers, troncs creux, puits

An. minimus

Principalement à l'extérieur

Toute la nuit

Principalement à l'extérieur

Homme et animal

+/-

Cours d'eau dans des contreforts boisés

An. maculatus

Principalement à l'extérieur

Pic des piqûres entre 19.00 et minuit

Principalement à l'extérieur

Surtout l'animal

-

Cours d'eau ensoleillés, mares, réservoirs, flaques résiduelles dans le lit des rivières

An. sundaicus

A l'intérieur et à l'extérieur

Toute la nuit

A l'intérieur et à l'extérieur

Homme et animal

+/-

Eau salée ou saumâtre le long des côtes, flaques trous de rochers, embouchures des rivières

An. culicifacies

A l'intérieur et à l'extérieur

Pic des piqûres entre 21.00 et 23.00

Principalement à l'intérieur

Surtout l'animal

+/-

Habitats propres et pollués, fossés d'irrigation, rizières, mares marécages, puits, berges des cours d'eau. Préfère des gîtes larvaires associés à des pluies légères

An. stephensi

A l'intérieur et à l'extérieur

Avant minuit

A l'intérieur

Animal

-

Citernes, puits, gouttières et eau polluée; flaques herbeuses dans la campagne et le long des rivières

An. sacharovi

A l'intérieur et à l'extérieur

Toute la nuit

Principalement à l'intérieur

Homme et animal

+/-

Eau saumâtre des marécages, mares et flaques, surtout avec de la végétation.
Préfère les habitats ensoleillés

An. pulcherrimus

A l'intérieur et à l'extérieur

La soirée et la nuit

A l'intérieur et à l'extérieur

Surtout l'animal

-

Canaux d'irrigation envahis par les herbes, marécages, eau stagnante propre avec ou sans végétation, cours d'eau lents, fossés, rizières

An. superpictus

A l'intérieur et à l'extérieur

Principalement en début de soirée

A l'intérieur

Surtout l'animal

-

Préfère les eaux courantes, telles que les eaux peu profondes des cours d'eau à lit rocailleux, les flaques le longdes rivières, les cours d'eau boueux descendant des collines où la végétation est présente

An barbirostris

A l'intérieur et à l'extérieur

Pendant le jour

Principalement à l'intérieur

Surtout l'animal, mais aussi l'homme dans certains endroits

-

Marais ou mares avec de la végétation. Préfère les endroits partiellement ombragés. Les larves sont trouvées souvent dans les coins ombragés des rizières, dans les fossés, les puits atrésiens, et parfois dans l'eau saumâtre

An. aconitus

A l'intérieur et à l'extérieur

Principalement autour de minuit

A l'intérieur et à l'extérieur

Homme, parfois animal

+/-

On trouve les larves dans les rizières, les marais, les fossés d'irrigation, les flaques et les cours d'eau entourés de végétation. Préfère les habitats ensoleillés

An. subpictus

A l'intérieur et à l'extérieur

Se nourrissent la nuit

A l'intérieur et à l'extérieur

Homme et animal

+/-

Flaques boueuses près des maisons, gouttières, eau saumâtre

An. annularis

Principalement à l'extérieur

Se nourrissent en soirée jusqu'à 23.00

Principalement à l'extérieur

Surtout l'animal

-

On trouve les larves dans les réservoirs d'eau de pluie, la végétation et les canaux d'irrigation

Source: version adapté et augmenté, tirée de Mehra, S & Malaria Consortium. Partnerships for change and communication: guidelines for malaria control. WHO/Malaria Consortium, 1997.

Les enfants de moins de cinq ans n'ont pas encore développé d'immunité protectrice suffisante car ils n'ont été que peu exposés au paludisme. Dans les régions de forte transmission, les jeunes enfants sont fortement exposés au risque d'infestation palustre et vulnérables au paludisme grave lorsqu'ils sont infestés. C'est pourquoi ils constituent en général l'un des principaux groupes cibles des interventions de lutte antipaludique.

Les femmes enceintes constituent également un groupe cible important des actions de lutte antipaludique. Pendant la grossesse l'immunité protectrice développée par les adultes dans les régions de transmission intense ou modérée est diminuée. Dans ces régions, les femmes enceintes avec un accès palustre clinique souffrent aussi souvent d'anémie grave et les nouveau-nés sont de faible poids. Dans les régions de faible transmission où les adultes ne développent pas d'immunité protectrice, le paludisme en cours de grossesse se traduit par une maladie grave avec une forte mortalité maternelle et périnatale.

Les pauvres sont souvent plus exposés à l'infestation et à la maladie grave en raison de leur manque d'informations sur les origines du paludisme et la manière de le prévenir et le traiter. De plus, les mesures leur permettant de prévenir et de traiter les accès palustres ne leur sont financièrement, ou physiquement, pas accessibles. En outre, les pauvres ont une moins bonne immunité à cause des maladies qu'ils présentent et de leur déficit nutritionnel. Ils sont aussi davantage exposés vu leurs conditions de logement et le manque d'écoulement des eaux de surfaces laissant des gîtes propices au développement des anophèles.

Les réfugiés, les personnes déplacées et les travailleurs migrants ou saisonniers qui se déplacent de régions où la transmission est absente ou faible vers des régions de forte endémie sont particulièrement exposés au paludisme, car ils n'ont aucune immunité protectrice. Même dans les pays de forte endémie, les populations urbaines peuvent être très vulnérables lorsqu'elles se déplacent dans des zones rurales où le risque de paludisme est souvent plus élevé. Dans ces conditions toutes les classes d'âge peuvent avoir un paludisme grave. Par ailleurs les populations non immunes des régions où la transmission est absente ou faible peuvent être exposées à un risque accru de paludisme en cas d'afflux de personnes déplacées venant d'une région de forte endémie.

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